Femmes medecins, temps du prophète:
Ibn Hanbal (VI, 67) rapporte que 'Ourwah, neveu de 'Aïchah, demanda un jour à celle-ci : "Je ne suis pas étonné que tu connaisses si bien le droit (tu es
l'épouse du Prophète), ni même la poésie et l'histoire de l'Arabie de l'Ignorance (étant fille d'Abou Bakr le grand spécialiste de ces questions) ; mais ta connaissance de la médecine m'étonne,
d'où vient-elle ? "
Elle répondit : "O mon petit 'Ourwah, le Prophète ne se portait pas bien dans les derniers temps de sa vie ; les délégations de tous les points de l'Arabie venaient alors le
visiter, et, apprenant l'indisposition du Prophète (sur lui Prière et Paix !), chacune prescrivait des recettes, et ce fut moi qui le traitait selon ces recettes. De là ma
connaissance."
Une autre femme était devenue légendaire chez les Bédouins. Le poète Abou Simâk al-Asadî chante ses capacités à elle, et se plaint : « Est-ce que je dois mourir
seulement parce que je n'ai pas pu visiter (:consulter) la lointaine guérisseuse des Fils de Aud qui s'appelle Zainab ? »
Elle doit avoir vécu assez longtemps, car plus tard elle a soigné le neveu de ce même poète, lui mettant de l'antimoine dans ses yeux, puis lui demandant de s'étendre sur le dos, le temps que le
médicament soit dissous (cf. al-Isahânî, al-Aghânî, XIII, 114).
Dans son dictionnaire biographique des médecins (I, 123), Ibn Abî Ousaibi'ah nous assure avec enthousiasme : « Cette femme connaissait toutes les pratiques médicales et était instruite dans les
traitements ; elle s'était spécialisée dans les maladies des yeux et les blessures ; elle est devenue célèbre à cause de cela chez les Arabes ».
Dans le campement du Prophète (sur lui Prière et Paix !), lors des expéditions militaires, il y avait toujours des infirmières. A Médine même, on parle souvent
de la « tente de Roufaidah » à ce propos. On l'installait même dans la grande mosquée, et l'on transportait les blessés. Roufaidah était sans doute plus qu'une simple infirmière.
Le fils de Hicham dit qu'elle appartenait à la tribu des Aslam, traitait les blessés, et se portait volontaire pour le service de toute personne soumise perdue.
leparadis01
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